L'histoire de la gapette.

L'Histoire de la Casquette pour Vélo "gapette" :

En 1903, les coureurs du premier Tour de France ne portaient pas de gapette. Ils roulaient en béret. Ce n'est pas une blague. Soixante hommes s'élancent de Montgeron le 1er juillet 1903 pour inventer le plus grand événement sportif du monde. Ils ont des vélos lourds comme des tracteurs, des routes en terre, et sur la tête un béret. La gapette, symbole absolu du cyclisme français, n'était pas là au départ. Elle a dû s'inviter. Et une fois invitée, elle ne s'est plus jamais vraiment en allée. Ce que vous allez lire, c'est l'histoire de cet objet improbable : né en Écosse, perfectionné en Lombardie, popularisé par un rocker aux rouflaquettes britanniques, et aujourd'hui fabriqué par des artisans qui y mettent autant de soin qu'à l'époque de Merckx. Chez LeBob, on ne vend pas des casquettes. On perpétue une tradition. Voici pourquoi ! 

  1. Les Origines de la Gapette
  2. 11 Caractéristiques d'Évolution depuis les Premières Gapettes
  3. La Casquette de Cyclisme, Un Vrai Bouclier Multifonction
  4. Une Icône Indémodable du Cyclisme

Comment la casquette pour vélo est-elle devenue un symbole du cyclisme ?

La gapette, cette petite casquette pour vélo, est bien plus qu'un simple accessoire. Au fil des décennies, elle est devenue un symbole incontournable du cyclisme, adoptée par les amateurs et les professionnels du monde entier. Mais comment une simple casquette a-t-elle pu atteindre un tel statut ? C’est ce que nous allons explorer ensemble.

Les Origines de la Gapette :

D'où vient la casquette pour vélo et comment a-t-elle évolué ?

On l'appelle la gapette, on la croit française jusqu'à la moelle, on l'associe au Tour, au Ventoux, au café avant le départ. Et pourtant.

Les premières casquettes de cycliste apparaissent dans les années 1880-1890, en Écosse. Fabriquées en laine feutrée, elles font partie du catalogue Dunlop comme accessoire du "kit cyclisme" à une époque où la bicyclette est encore un jouet de bourgeoisie sportive. Lourdes, encombrantes, mais efficaces pour garder les oreilles au chaud dans les Highlands. Une visière large à l'avant pour protéger les yeux. L'essentiel est déjà là.

Le mot "gapette" lui-même est une version argotique de "casquette", altération de "capette" qui désigne une petite chape ou petit capuchon. Les premiers à utiliser ce terme seraient les soldats parisiens, après 1919. La gapette sort donc des tranchées avant d'entrer dans le peloton.

Bilan d'origine : invention anglaise, popularisation italienne, mot français d'argot militaire. La gapette est déjà européenne avant même d'être cycliste.

La gapette, une casquette élégante.

La Gapette dans les Années 50 et 60 : la Lombardie invente la gapette moderne

Pourquoi la gapette était-elle si populaire pendant cette période ?

C'est ici que l'objet prend sa forme définitive la forme que vous reconnaissez immédiatement.

Dans le nord de l'Italie, au cœur du triangle industriel, la famille Bregalanti commence à fabriquer à la main des casquettes en coton pour les équipes cyclistes locales. Légères, plates, avec une petite visière souple. Les coureurs découvrent vite que la visière relevée en descente leur donne une meilleure vision de la route, et que baissée en montée, elle fait office de pare-soleil naturel.

Ce geste, la visière retournée vers le ciel naît là, dans les cols lombards. On le retrouvera sur des centaines de photos de podium pendant trente ans. Et la famille Bregalanti ? Elle produit encore aujourd'hui la majorité des gapettes du Tour de France.

Pourquoi le coton, et pas autre chose ?

La réponse est pragmatique. Le coton absorbe la sueur, sèche vite dans le vent, se glisse facilement dans la poche arrière du maillot entre deux cols. Pas besoin de technologie. Un coureur des années 50 avale 200 km de pavés, il n'a pas besoin d'aérodynamisme, il a besoin que sa casquette ne tombe pas et qu'elle éponge sa sueur. Le coton fait le job. Soixante ans plus tard, c'est encore le matériau préféré des puristes.

Les années 1960–1980 : l'âge d'or, quand l'identité d'une équipe tenait sur une visière

Comprenez l'époque : pas de maillot technique avec douze logos. Pas de réseaux sociaux. Pas de story Instagram après chaque étape. Au bord de la route, en deux secondes, vous aviez droit à un flash visuel. Et c'est la gapette qui portait l'identité.

La Molteni orange d'Eddy Merckx. Impossible de parler du Cannibale sans évoquer cette casquette. Orange vif, marquage noir et blanc, visière souvent retournée. Merckx gagne cinq Tours de France, cinq Giros d'Italia à chaque podium, la Molteni est là. Elle entre dans l'histoire du sport comme une icône visuelle à part entière. Pas un maillot, pas un vélo : une casquette en coton à moins de deux euros de matière première.

La Peugeot damier noir et blanc. Le design le plus reconnaissable du cyclisme français. Bernard Thévenet, Raymond Poulidor, Bernard Hinault dans ses débuts, les visages du Tour portaient ce damier. Aujourd'hui, une Peugeot vintage originale dans un bon état se négocie entre collectionneurs.

La Faema rouge. Portée par Merckx dans sa première période professionnelle. Rouge vif, logo blanc. Sobre et percutant. L'élégance italienne appliquée à un bout de tissu.

À cette époque, la gapette n'est pas un accessoire. C'est le seul espace de communication visuelle du coureur. En faire une belle, une reconnaissable, une mémorable c'est un acte stratégique autant qu'artisanal.

1991–2003 : la mise sous cloche (et la résistance)

La menace vient de deux côtés.

Premier front, les années 1990 : le casque rigide devient obligatoire pour les coureurs amateurs. Les pros conservent encore le choix. Et c'est là que se joue quelque chose de culturel. Porter la gapette nue en pro devient un geste presque punk, le dernier signe de liberté dans un sport qui se professionnalise à toute vitesse. Certains la portent encore sous leur casque rigide, visière dépassant légèrement. Le compromis de ceux qui ne veulent pas choisir.

Deuxième front, 2003 : l'UCI signe l'arrêt de mort officiel. Le casque devient obligatoire pour tous les professionnels. Le déclencheur ? Les morts. Fabio Casartelli chute dans les Pyrénées en 1995, lors du Tour. Andrei Kivilev décède après une chute au Paris-Nice en mars 2003. La sécurité l'emporte. C'est légitime. C'est douloureux.

Mais voilà ce qu'il faut comprendre : la gapette n'est pas morte en 2003. Elle a changé de fonction. Elle est passée de protection principale à geste culturel, à signe de reconnaissance, à objet de soin. Ce sont les objets qui traversent les crises en se réinventant qui durent. La gapette a 120 ans. Elle a survécu à deux guerres mondiales, à l'obligation du casque, et à la mode des bonnets cyclistes des années 1990.

2010–2020 : Bradley Wiggins et la renaissance pop

Il y a des moments où un objet quitte son monde d'origine pour entrer dans la culture générale. Pour la gapette, ce moment a un nom, un visage, et des rouflaquettes.

Bradley Wiggins gagne le Tour de France 2012 premier Britannique de l'histoire. Il est mod, il est rock, il cite The Jam dans les conférences de presse. Et il porte la gapette sur les podiums avec un naturel déconcertant, comme si c'était la chose la plus normale du monde en 2012. Les magazines de mode s'y intéressent. Le Monde fait un papier. La gapette sort du peloton pour entrer dans les cafés.

Dans la foulée, les marques lifestyle du cyclisme font de la gapette un pilier de leur identité. Rapha, Café du Cycliste, puis une nouvelle génération de créateurs indépendants. En 2016, Céline Oberlée quitte tout, déménage à Roubaix et lance Vera Cycling. Ses French Gapettes artisanales se vendent jusqu'au Japon. "Chaque année, je double le chiffre d'affaires", dit-elle à Franceinfo.

Ce mouvement-là créateurs indépendants, savoir-faire artisanal, rejet du gadget jetable de caravane c'est le mouvement dans lequel LeBob s'inscrit. Pas par hasard. Par conviction.

Amélioration des performances en vélo.

2026 : deux vies simultanées

Aujourd'hui, la gapette vit une existence paradoxale.

D'un côté, la caravane du Tour de France distribue des milliers de casquettes en plastique imprimé au bord des routes. Des objets dont la durée de vie se compte en jours, qui finissent au fond d'un carton ou dans une poubelle. C'est la gapette de masse. Elle a la forme sans l'âme.

De l'autre côté, des artisans, des créateurs et des marques comme LeBob fabriquent des casquettes avec la même philosophie qu'en 1960 : bon tissu, vraie construction, design qui dure. Le collectionnisme est réel des passionnés comme le Néerlandais Hans Kooijman possèdent plus de 2 000 pièces vintage. Il y a un marché, une communauté, une culture.

La gapette que vous portez dit quelque chose de vous. Pas à cause de la marque dessus. À cause du soin avec lequel elle a été faite, et du soin avec lequel vous l'avez choisie.

Depuis sa création, LeBob fabrique ses casquettes vélo avec cette idée en tête : chaque modèle doit avoir la fonction d'une gapette de 1960 et le style d'aujourd'hui. Si vous voulez commencer par quelque chose qui a l'âme du Tour dans les fils, jetez un œil à notre casquette Le Bon Temps elle est exactement ça.

Les Équipes de Cyclisme de l'Époque Ayant le Plus Popularisé la Gapette :

La gapette est devenue un symbole incontournable du cyclisme grâce à plusieurs équipes emblématiques qui l'ont portée fièrement. Voici cinq équipes légendaires qui ont contribué à populariser cette casquette pour vélo :

  1. Team Molteni : L’équipe italienne Molteni est sans doute l'une des équipes les plus iconiques du cyclisme des années 60 et 70. Connue pour sa casquette marron avec le logo Molteni en blanc, cette équipe a vu des champions comme Eddy Merckx porter la gapette lors de ses victoires au Tour de France et dans d'autres grandes courses.

  2. Peugeot Cycling Team : Une autre équipe mythique est la Peugeot Cycling Team. Leur gapette à damier noir et blanc est devenue un symbole du cyclisme vintage. Ce design distinctif était visible sur les têtes des cyclistes lors de nombreuses courses prestigieuses, aidant à ancrer la gapette dans l'imaginaire collectif.

  3. Faema : Les casquettes rouges et blanches de l'équipe Faema étaient également très reconnaissables. Avec des cyclistes légendaires comme Rik Van Looy, Faema a laissé une empreinte indélébile sur le cyclisme des années 60, contribuant à la popularité de la gapette.

  4. Bianchi : L’équipe Bianchi, célèbre pour ses vélos de couleur celeste (bleu clair), a également joué un rôle clé dans la popularisation de la gapette. Les gapettes Bianchi étaient souvent assorties aux vélos, créant une image cohérente et élégante qui a marqué les esprits des amateurs de cycling.

  5. KAS-Kaskol : Les casquettes jaunes de l’équipe KAS-Kaskol étaient un autre symbole fort des années 60 et 70. Portées par des cyclistes comme Domingo Perurena et Francisco Galdos, ces gapettes ont contribué à la notoriété de l’équipe et à celle de la casquette pour vélo en général.

Ces équipes légendaires ont non seulement dominé les routes et les courses de leur époque, mais elles ont aussi contribué à faire de la gapette un élément emblématique du cyclisme. Grâce à elles, la gapette a traversé les décennies et reste aujourd'hui un accessoire incontournable pour les passionnés de bike.

Casquette cyclisme Molteni

 

11 Caractéristiques d'Évolution depuis les Premières Gapettes :

  1. Matériaux : Les premières casquettes étaient principalement en coton, tandis que les modernes utilisent des tissus techniques respirants.
  2. Visière : La visière des casquettes modernes est souvent plus flexible et peut être relevée ou abaissée plus facilement.
  3. Ajustabilité : Les premières gapettes n'étaient pas ajustables, alors que beaucoup de modèles actuels ont des bandes élastiques ou des systèmes de réglage.
  4. Design : Les designs modernes sont plus variés et incluent des motifs et des couleurs plus audacieux.
  5. Aérodynamisme : Les casquettes modernes sont conçues pour minimiser la résistance à l'air.
  6. Confort : Les matériaux modernes offrent une meilleure gestion de l'humidité et une plus grande légèreté.
  7. Compatibilité avec le casque : Les gapettes modernes sont conçues pour être portées confortablement sous un casque.
  8. Protection UV : Les tissus techniques modernes offrent une meilleure protection contre les UV.
  9. Durabilité : Les casquettes actuelles sont souvent plus durables grâce à des matériaux résistants.
  10. Utilisation saisonnière : Les modèles modernes sont conçus pour être utilisés en toutes saisons, avec des options pour l'hiver et l'été.
  11. Fonctionnalités supplémentaires : Certaines gapettes modernes incluent des bandes réfléchissantes pour une meilleure visibilité.

 

Collection de casquette pour vélo.

 

Une Icône Indémodable du Cyclisme :

En conclusion, la gapette est bien plus qu'une simple casquette pour vélo. Elle est un symbole du cyclisme, un accessoire de mode et un outil pratique pour les cyclistes de tous niveaux. Que vous soyez un cycliste amateur ou professionnel, homme ou femme, la gapette a sa place dans votre garde-robe. Avec ses nombreux avantages, elle continuera sans doute à être un élément essentiel de l’équipement de tout cycliste, traversant les modes et les générations.

Alors, prêt à enfiler votre gapette et à partir à l'aventure ? Explorez les différentes options disponibles chez lebob.fr et trouvez la casquette pour vélo qui vous convient le mieux. Qu'il s'agisse de protection contre les éléments ou d'afficher votre passion pour le cyclisme, la gapette est un accessoire incontournable.

La gapette : l’icône vintage du cyclisme

Plus qu’une simple casquette vélo, la gapette est devenue un symbole du cyclisme classique et de la culture rétro française. Portée autrefois sur le Tour de France, elle revient aujourd’hui comme accessoire lifestyle autant que technique.

Questions fréquentes sur la gapette cycliste

Qu'est-ce qu'une gapette ? +

La gapette est le nom argotique de la casquette de cycliste. Le terme vient du mot "capette" (petit capuchon) et s'est popularisé en France via l'argot militaire après 1919.

Aujourd'hui, il désigne spécifiquement la casquette plate à visière courte portée dans le monde du cyclisme.

Depuis quand porte-t-on la gapette au Tour de France ? +

La gapette s'est imposée dans le peloton professionnel dans les années 1950, après avoir été fabriquée et popularisée en Lombardie par la famille Bregalanti.

Elle est absente des premières éditions du Tour (1903), où les coureurs portaient encore des bérets.

Pourquoi les professionnels ont-ils arrêté de porter la gapette en course ? +

En 2003, l'UCI (Union Cycliste Internationale) a rendu le port du casque rigide obligatoire pour tous les coureurs professionnels.

Cette décision a suivi plusieurs accidents mortels, dont ceux de Fabio Casartelli (1995) et d'Andrei Kivilev (2003).

La gapette reste aujourd’hui portée en dehors des courses et sous le casque.

Qui a relancé la popularité de la gapette ces dernières années ? +

Bradley Wiggins, vainqueur du Tour de France 2012, est la figure principale de la renaissance de la gapette.

Son style mod-rock et son port naturel de la casquette ont déclenché un regain d'intérêt culturel, relayé ensuite par des marques comme Rapha et des créateurs indépendants comme Vera Cycling.

Peut-on porter une gapette sous un casque de vélo ? +

Oui — c'est même son usage principal depuis l'obligation du casque.

Une gapette en coton fin ou en polyester léger s'adapte sous la majorité des casques de route modernes.

Elle absorbe la sueur, protège du soleil à l'avant et améliore le confort pendant plusieurs heures.

Quelle est la différence entre une gapette et une casquette vélo classique ? +

Le terme "gapette" désigne spécifiquement la casquette plate à petite visière du cyclisme, héritée des années 1950–1980.

Une "casquette vélo" est un terme plus large qui peut inclure des formes plus sportives, aérodynamiques ou techniques.

La gapette est reconnaissable à sa silhouette basse, sa visière courte et souple, et son ADN vintage.

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